Débrief entrainement du 19 mars
Posté par Pierre le 23 mar 2011 dans la catégorie Capitaine • Pas de commentaires
Exercice 1: parcours dans un couloir imposé.
Objectif: faire un maximum de virements dans la brise, naviguer au contact des autres bateaux
Focus sur le virement dans la brise
Dans la brise, on navigue généralement avec le hâle bas bien pris ce qui rend le bateau ardant. Lors d’un virement de bord, il faut donc effectuer la manœuvre très rapidement afin de sortir de l’angle de déventement.
Si la manœuvre est trop lente, on reste dans cet angle de déventement et le bateau a du mal à repartir. On peut dans certains cas rester coincé face au vent.
Une autre erreur plus difficile à constater consiste à reprendre trop tôt son cap cible avant sa vitesse cible.
Dans le schéma ci-dessus, le bateau vire et se positionne dans son cap cible avant la relance de la vitesse. Les écoulements normalement créés par la vitesse ne portent pas le bateau qui prend alors une marche en crabe.
En virant de bord franchement, on franchit l’angle de déventement et on en sort rapidement au près bon plein. Cette allure réclame alors toute l’énergie du barreur pour garder le bateau à plat (rappel puissant). Mais cela paie puisque le bateau se remet en bonne marche: les écoulements se stabilisent (écoulements dérives/safran et voile) et l’ensemble va retrouver de solides appuis.
A ce moment seulement, on peut recommencer à loffer et se remettre dans la route choisie.
Dans cet exercice, malgré le peu de liberté apparent laissé au coureur, des composantes autres que techniques ont joué: la navigation au contact, ainsi que certains choix stratégiques dans une zone du plan d’eau, offrant son panel de diversité.
Exercice 2: Empannage sur signal sonore
Objectif: répéter les manœuvres désorganisantes dans la brise
L’empannage dans la brise réclame vitesse, précision et synchronisation de ses mouvements. Seule la répétition des manœuvres permet de gagner la maîtrise.
Les principales étapes d’un empannage:
- border légèrement l’écoute, et rentrer dans le bateau pour lui donner une légère gîte, tout en abattant
- au premier signe de décollement, border un coup sec afin de provoquer l’empannage à proprement parlé
- la voile passe rapidement, on jette son poids sur l’autre bord pour contrebalancer la force de la voile.
Les pièges:
Trop bordé au départ, avec le coup sec d’écoute de l’empannage, on se retrouve beaucoup trop bordé en sortie. Le bateau, malgré un bon transfert de poids, loffe violemment, effet amplifié par la bôme qui touche l’eau et augmente encore l’auloffée. L’empannage est un échec total lorsque le bateau se couche finalement.


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