Je ne sais pas si cela sera le cas général, mais je souhaitais revenir sur la bascule de vent qui nous a eue à la dernière manche, et en premier lieu notre Nono national qui a souffert de ce phénomène météo. La grande question: le phénomène était-il prévisible?
Revenons sur ce qu’il s’est passé

(1) Le parcourt est mouillé.
(2) Peu avant le lancement de la permière manche manche: le vent forcit en en se décalant à droite de 15°. Puis, au cours de la manche, ce seront encore 15° de plus qui seront pris, soit une bascule de 30 degrés par rapport au vent initial.
(3) Avant de lancer la seconde manche, le comité remouille le parcourt, cette fois ci dans le nouvel axe du vent.
(4) C’est alors que 3 minutes avant le départ, le vent se remet à tomber en basculant de 30 degrés à gauche (donc à peu près dans son axe initial, laissant paraitre une ligne favorable viseur). Seul une dizaine de bateaux sont alors au viseur et partent en virant babord au dessus de toute la flotte. Heureusement pour certains, ce fut un faux départ. Au second départ, le vent ne s’était pas relevé, et la ligne était toujours aussi favorable à gauche. Il fallait presque remonter au près pour aller du comité au viseur. Le départ est alors donné.
(5) A cet instant, que fallait il faire? Le vent allait-il basculer complètement à gauche (j’ai même cru à une bascul vent arrière) ou penser qu’il s’agissait d’une oscillation?
Ce que j’ai vu

(1) Les concurrents partent tribord et tiennent pour tenir leur position par rapport aux concurrents. Certains plus mal partis (à droite de la ligne, donc en position défavorable) profitent de l’ado de gauche et s’en vont à droite du plan d’eau (non dessinés).
(2) C’est alors que le vent bascule petit à petit sur la droite sans vraiment forcir. Les concurrents partis avec un avantage (à gauche) voient petit à petit leur avantage fondre, mais peuvent croire à une bascule temporaire et souhaitent sortir les concurrents à leur vent.
(3) Cette fois ci la bascule est franche, le bord favorable est bien tribord. L’avantage gagné à la ligne de départ a fondu.
Ce qu’il fallait faire
Cela parait évident à la fin… car on n’est plus dans le bateau… Il ne fallait pas rester dans le refus, mettre de côté son orgueil et oser passer derrière les concurrents car les quelques mètres perdus (2) seront gagnés en quelques mètres dans l’adonnante.

De plus, le destin aura aidé les concurrents partis à droite en leur offrant de l’air frais…
Morale de l’histoire: Le phénomène était-il prévisible?
C’est une fausse question. Prévisible ou pas, le choix à faire était bien déterminé. Ce qui comptait, c’était sortir du refus…